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 Livres de référence sur le karaté shotokan Voir le sujet suivant
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jim



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Messages: 50

MessagePosté le: Mar Oct 21, 2008 2:23 pm Répondre en citantRevenir en haut

Bonjour,

Quels sont les livres à lire absolument pour un pratiquant de karaté shotokan ?

Le livre "la grande histoire du karate shotokan" de Harry Cook est-il considéré comme une référence ?

Même question pour les DVD incontournables ?

Merci Wink
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Shûgyôsha



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MessagePosté le: Mar Oct 21, 2008 5:31 pm Répondre en citantRevenir en haut

Bonjour Jim,

je crois que tu as directement mis le doigt sur ce que je pense être le plus complet et le plus objectif des livres sur le Shôtôkan, avec ce bouquin de Harry Cook. Il figure dans ma bibliothèque avec plus d'une bonne vingtaine d'autres ouvrages traitant de près ou de loin de ce style (des ouvrages techniques, historiques et/ou auto-biographiques de plusieurs sommités en la matière, comme Funakoshi, Nakayama, Nishiyama, Kanazawa, Tanaka, mais aussi Tokitsu, Habersetzer etc...)

Le livre dont tu parles nous en apprend vraiment le plus sur le développement du Shôtôkan, de sa naissance à nous jours, et, chose importante, il est excellemment illustré et les multiples sources sont citées, vérifiables et référencées.

Ce livre tort aussi le cou à certaines rumeurs, dont la réalité peut être mise en doute : deux exemples :

Contrairement à ce que pensent certains fanatiques de Bruce Lee, (que j'admire cependant) il y a un des leurs qui a reconnu, voici un bon moment, dans un de ses livres (cité et référencé) que Bruce Lee avait été voir une démonstration de Nishiyama senseï, qui lançait le Shôtôkan aux USA à l'époque, et qu'il avait été impressionné par la vitesse de certaines des techniques du senseï, notamment les mawashi geri. Il aurait alors commencé à travailler aussi ce genre de techniques dès son retour à son école.

A une autre époque, il est souvent fait mention d'une soi-disante défaite de Funakoshi Yoshitaka et de ses élèves face à une école Goju-ryu, et ceci pour apporter de l'eau au moulin de certains autres écoles. Harry Cook démontre que cette rumeur a fini par prendre aspect de vérité, du simple faite qu'elle a été largement répandue parmi plusieurs maîtres qui n'avaient jamais pris la peine de vérifier l'authenticité de cette fable. Et il démontre que si un maître dans un de ses livres relata cette anecdote, à l'époque des faits, il n'aurait pas pu avoir été témoin de ces combats, par discordance de date possible. Il met aussi quiconque au défi de retrouver un véritable écrit d'un témoin avéré de cet événement.

Voili, voilou.

Laughing

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karatejapon
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MessagePosté le: Mer Oct 22, 2008 12:30 pm Répondre en citantRevenir en haut

Henri Plée ne parle-t-il pas de cette anecdote du combat entre Shotokan et Gôjû ryû dans sa dernière chronique (mensuel Karate Bushido)?
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schillot



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MessagePosté le: Mer Oct 22, 2008 12:52 pm Répondre en citantRevenir en haut

bonjour
Il existe des quantités de livres sur le Karaté, des Biographies, des auto-biographies, des documents techniques...Il me semble important, si on aime le Karaté-Do de développer aussi une connaissance de la "culture japonaise" qui permettra de progresser dans sa technique également par une meilleure connaissance de la mentalité japonaise. Cela passe par une connaissance historique du japon mais également par toute approche culturelle (et linguistique). Il existe de grands écrivains japonais SOZEKI, INOUE, MISHIMA...., la culture religieuse, musicale, cullinaire....Il faut se rappeler qu'un pratiquant d'ARTS MARTIAUX doit perfectionner le BU et le BUN : l'art du combat...et l'art de la connaissance culturelle : les deux doivent être menés de pair...sinon le Karaté-Do ne risque que de devenir un sport...La mentalité japonaise est spécifique, les notions de UKE, SOTO, TATEMAE, HONNE, IJIME doivent être assimilées pour pouvoir accepter ou comprendre certaines situations inconcevables avec nos esprits occidentaux. Tous les artistes, y compris les "artistes martiaux" puisent leurs connaissances dans la connaissance du passé et la vision de l'avenir." Notre samouraï " MUSASHI est devenu artiste et lettré en même temps qu'il sabrait. Se revendiquer du karaté traditionnel passe également par cette étape. (avis personnel que certains partagent??? ou non???)
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Shûgyôsha



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MessagePosté le: Mer Oct 22, 2008 2:27 pm Répondre en citantRevenir en haut

karatejapon a écrit:
Henri Plée ne parle-t-il pas de cette anecdote du combat entre Shotokan et Gôjû ryû dans sa dernière chronique (mensuel Karate Bushido)?


En effet, je l'ai lu aussi, tout comme dans d'autres articles, et d'autres livres d'autres auteurs, mais jamais aucun de ces auteurs, (ni Henry Plée) ne fait référence au nom exact d'un personnage qui aurait assisté à ce combat et qui l'aurait consigné par écrit. Le problème des rumeurs, c'est que plus elles se propagent par différents auteurs, plus elles semblent vraies, et le cercle vicieux s'installe.

Je cite Harry Cook, (dont on peut apprécier en début et en fin d'ouvrage, la liste impressionnante des collaborateurs célèbres ainsi que de la liste extraordinaire de livres et articles, dont certains en japonais non encore traduits) :

"Bien qu'Oyama raconte cette anecdote avec conviction, il est peu probable qu'il assistât vraiment aux combats puisqu'il n'intégra le dojo Shôtôkan qu'en 1938 (au plus tôt). Il fit certainement une version romancée d'une histoire qu'il avait apprise par ouïe-dire afin de servir son maître : Nei-chu So (d'ailleurs, il se pourrait même que ce dernier en fut l'énonciateur). Graham Noble demanda un jour à Richard Kim s'il possédait quelque détail concernant cette histoire. Kim lui répondit : "En ce qui concerne votre enquête sur un récit d'Oyama qui veut que le fils Funakoshi ait affronté des membres de l'école Gojû-ryû, voici ce que je peux vous dire : au nombre des combattants opposés à Funakoshi se trouvait Nei-chu So, le Goju-kai Senseï le plus haut gradé après Yamaguchi-senseï. Mais rien n'atteste de la véracité du récit, cela dépend de la version à laquelle vous vous fiez."

In "La grande histoire du karaté Shôtôkan", Harry Cook, page 111, édition Budo Editions - Editions de l'éveil, 2004, pour la traduction française, (Edition originale anglaise : "Shotokan Karate, a precise history", Dragon Associates, USA), ISBN 2-84617-019-3;

Je répète qu'il vaut la peine de consulter cet ouvrage, dans l'introduction duquel l'auteur démontre l'important travail de recherche des sources, dans le monde et au Japon, l'extraordinaire travail de recoupement des différents témoignages et son souci de la plus grande objectivité.

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jim



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MessagePosté le: Jeu Oct 23, 2008 5:10 pm Répondre en citantRevenir en haut

schillot a écrit:
bonjour
Il existe des quantités de livres sur le Karaté, des Biographies, des auto-biographies, des documents techniques...Il me semble important, si on aime le Karaté-Do de développer aussi une connaissance de la "culture japonaise" qui permettra de progresser dans sa technique également par une meilleure connaissance de la mentalité japonaise. Cela passe par une connaissance historique du japon mais également par toute approche culturelle (et linguistique). Il existe de grands écrivains japonais SOZEKI, INOUE, MISHIMA...., la culture religieuse, musicale, cullinaire....Il faut se rappeler qu'un pratiquant d'ARTS MARTIAUX doit perfectionner le BU et le BUN : l'art du combat...et l'art de la connaissance culturelle : les deux doivent être menés de pair...sinon le Karaté-Do ne risque que de devenir un sport...La mentalité japonaise est spécifique, les notions de UKE, SOTO, TATEMAE, HONNE, IJIME doivent être assimilées pour pouvoir accepter ou comprendre certaines situations inconcevables avec nos esprits occidentaux. Tous les artistes, y compris les "artistes martiaux" puisent leurs connaissances dans la connaissance du passé et la vision de l'avenir." Notre samouraï " MUSASHI est devenu artiste et lettré en même temps qu'il sabrait. Se revendiquer du karaté traditionnel passe également par cette étape. (avis personnel que certains partagent??? ou non???)


Je partage tout à fait ce point de vue. Vu le nombre incalculable de livres sur le sujet, par où commencer ?
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Shûgyôsha



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MessagePosté le: Jeu Oct 23, 2008 11:57 pm Répondre en citantRevenir en haut

Et bien, s'il ne s'agit que de l'aspect livresque, et si l'on veut donc se garantir un minimum d'objectivité et de références à des arguments d'autorité, je vous renvoie à mes précédents posts sur ce topic, et ne saurait trop vous conseiller le livre de Harry Cook.
Après l'avoir lu, vous aurez un regard bien plus averti, prudent et critique sur tout ce que vous pourriez lire d'autre concernant le sujet. (Et pourtant, tous les kami me sont témoins que je suis quasi aveuglément confiant en ce que Kanazawa senseï nous écrit, mais je suis tout de même capable, notamment grâce au livre de Cook, de faire oeuvre d'un minimum de distanciation)

Après, comme on l'a déjà dit, mieux vaux la connaissance par la pratique, et par la fréquentation de tous ces trésors historiques que sont ces anciens senseï, dans le cadre de leur enseignement plutôt que dans leurs écrits.

Bonne continuation.

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MessagePosté le: Dim Jan 04, 2009 6:15 pm Répondre en citantRevenir en haut

Je connais Harry et les 2 ou 3 erreurs qui se sont glissées dans son onvrage lui ont été signalé par moi entre autre. exemple: Enoeda n'a pas été formé à Takushoku.

L'anecdote dont vous parlez est assez connue puisque j'en ai entendu parler aussi au Japon. J'en connais 2 ou 3 autres aussi amusantes. je n'y était pas mais je pense que c'est exacte car OZAWA sensei me l'a confirmé.Nakayama sensei voulait développer la compétition pour cela aussi. Il disait que tant qu'à combattre autant le faire devant tout le monde. rappelons que les instructeurs de SOHOMBU sont obligés de participer aux championnats JKA du Japon. Ce qui est une remise en question.

http://www.youtube.com/watch?v=ZXeevTdQf7o

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Karate ni sente nashi
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