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Vétéran d'Okinawa

Description de la pratique réelle du karate au Japon.

Vétéran d'Okinawa

Message par karatejapon » Ven Août 07, 2009 4:09 pm

Tout récemment, lors d'un séjour à New York, nous avons rencontré un "vieux" pratiquant de karatedô. Rencontre inopinée dans le bric à brac d'un magasin vendant du matériel pour les Arts Martiaux et les sports de combat, au coeur de Midtown Manhattan.

La discussion s'étant engagée à propos d'un nouvel ouvrage dont l'intérêt nous paraissait à tous deux "suspect", nous avons poursuivi sur d'autres sujets. Une chose conduisant à une autre, nous décidâmes de prendre un café tout en devisant sur notre passion commune.

Ayant présenté le site et ses buts à Monsieur Carl Warner, ce dernier accepta aussitôt l'idée des questions/réponses. Cela tombait d'autant mieux que son expérience à Okinawa et au Japon s'est révélée importante et pleine d'enseignements.


- kj: "Quelle Ecole pratiquez-vous?"

- C.W.: "La Shorin ryû depuis toujours. Enfin, depuis que j'ai commencé à Okinawa, en 1969; j'avais 21 ans..."


- kj: "Comment se sont passés vos débuts et pourquoi Okinawa?"


- C.W.: "Tout simplement parce que j'ai été envoyé là bas par l'Armée. Je m'étais engagé afin de pouvoir bénéficier d'une bourse universitaire et après les classes j'ai été affecté à une unité de soutien technique au Japon.
J'étais content car je n'étais encore jamais sorti des Etats Unis. C'était vraiment la grande aventure. Par contre c'était un peu désert du côté de Kadena, où nous étions cantonnés. Comme je m'ennuyais un peu j'ai cherché un dôjô de karate même si je ne savais pas trop de quoi il s'agissait. J'avais lu quelques reportages et vu des films mais, bon, rien de précis.
Le plus proche de la base était à environ 10 kilomètres donc j'ai atterri là bas. Comme je pouvais prendre une Jeep un peu quand je voulais c'était facile pour y aller presque chaque jour."


- kj: "Comment s'est passée le premier entraînement?"

- C.W.: "La première fois je m'y suis rendu seul car j'avais un peu honte. Les autres se seraient moqués de moi.
Quand je suis arrivé, c'était tout petit avec juste un minuscule bureau et le cours avait lieu dans une sorte de hangar mais vraiment étroit.
Et là...J'ai failli partir en courant! Quand j'ai vu ce qu'ils faisaient je me suis dit que ce n'était pas pour moi. A l'époque je pesais 20 kilos de moins que maintenant, j'étais fluet, pas du tout musclé. Alors, vous pensez, quand j'ai vu les Japonais qui frappaient les makiwara à fond et faisaient de la musculation avec de gros anneaux métalliques et tout un tas d'appareils bizarres...
Qui plus est, il y avait des Japonais avec des bras énormes. De sacrés gabarits. Nous, Américains, pensions toujours être plus grands et costauds que les Japonais. C'était généralement vrai mais, là, il y avait de quoi être surpris."


- kj: "Vous avez commencé l'entraînement immédiatement?"

- C.W.: "J'ai pris tous les renseignements et j'ai dit que je devais réfléchir. Je les avais vu combattre et se frapper vraiment fort alors j'avais vraiment besoin de décider à tête reposée.
J'y suis retourné une semaine plus tard pour m'inscrire et commencer dans la foulée. Et là je n'ai pas regretté. C'était dur, certes, mais on sentait la gentillesse, la compétence, l'entraide, etc.
Une véritable révélation pour moi."


- kj: "Comment se passaient les cours?"

- C.W.: "Dans la plus pure tradition d'Okinawa...
Le Sensei venait corriger chaque élève et nous avions des programmes différents selon les niveaux. Voyez vous, c'était très éloigné de ce que j'ai connu au Japon, des années plus tard. Pas d'entraînement de groupe comme à l'armée avec des exercices systématisés. Chacun à son rythme selon son niveau et les indications du Sensei. Ce dernier m'avait d'ailleurs attribué un Senpai shôdan qui parlait un peu anglais. Il était responsable de mes progrès.
L'ambiance était extraordinaire, je n'oublierai jamais. Pas d'esprit de compétition, pas de testostérone exacerbée. On travaillait tous ensemble pour progresser et toujours dans la bonne humeur.
Côtés exercices, on commençait par des étirements et ensuite de la technique. Après on faisait souvent de la musculation avec des jarres emplies de terre ou d'eau. Le Sensei avaient des mains comme des pinces; une puissance incroyable! Sinon on mettait aussi des sortes de sandales métalliques pour faire des séries de coups de pieds; une vraie torture au bout de quelques dizaines!
Et, bien entendu, on répétait beaucoup les kata. Peu de kata en fait, cinq ou six mais c'était suffisant car il y a beaucoup à explorer et découvrir. Le sensei parlait toujours de sensations personnelles à découvrir.
Et toujours un peu de combat. On en rajoutait quand le Sensei avait le dos tourné. Je suis rentré à la base plusieurs fois avec des hématomes impressionnants ou un oeil poché..."


- kj: "Parlez nous un peu de votre Ecole, s'il vous plaît."

- C.W.: "Pour moi la base du karate est constituée par les Ecoles d'Okinawa. La Shorin ryû est une Ecole majeure. Quitte à paraître irrespectueux - et croyez moi, ce n'est pas le cas - le karate au Japon s'est trop éloigné des racines, il a pris une mauvaise direction, trop sportive. Ici, aux Etats Unis, les pratiquants ont souvent le culte de la victoire lors des tournois mais le karate va bien au delà. J'ai appris tout ça à Okinawa.
En Shorin ryû nous ne cherchons pas à lancer de grands coups de pieds à la tête. Ca c'est bien quand vous êtes jeune et souple. Avec mon âge et vu mon ventre (Monsieur Carl Warner tapote en riant un ventre proéminent dirons-nous) je ne peux plus faire ça.
Alors oui, c'est vrai, dans un tournoi je perds 99 fois sur 100...Mais le karate c'est autre chose. Et même si on veut parler de combat, en Shorin ryû nous apprenons à combattre de près. Si on me prend à bras le corps c'est un cadeau car, sur une ou deux techniques, je peux casser un membre ou le nez ou encore blesser avec une pique des doigts aux yeux ou à la gorge. Ce n'est pas comme dans les films. Seuls les Okinawaïens comprennent cela et ont protégé leur tradition.
Il faut être enraciné dans le sol, en technique de base comme en combat. On apprend à additionner les forces pour donner des coups vraiment puissants. On sent bien l'influence de certaines Ecoles chinoises dans la nôtre. Les coups de pieds visent les genoux, les parties génitales et le diaphragme au maximum. Aussi nous travaillons les saisies et les techniques pour attaquer les articulations; c'est très important en combat réel."


- kj: "Combien de temps vous êtes-vous entraîné sur place?"

- C.W.: "Presque deux ans. J'y allais quatre ou cinq fois par semaine et j'adorais ça. J'ai même réussi à faire venir des copains, pas convaincus au départ mais qui ont vite compris l'efficacité du karate. Ca nous a bien servi lors de bagarres mémorables dans des bars des quartiers chauds de Naha mais, ça, on n'en parlait pas au Sensei...
Tout le monde portait une ceinture blanche jusqu'à la noire. Avant de partir, le Sensei m'a dit qu'après un an d'entraînement supplémentaire l'examen pour le shôdan était possible.
J'ai été renvoyé aux Etats Unis et j'ai tout de suite cherché un dôjô mais à l'université de Caltech il n'y avait que du jujitsu et du kung fu.
Heureusement, comme j'avais le temps, je suivais des stages un peu partout dans le sud de la Californie. Notamment avec Joe Lewis et ses élèves. Lui aussi avait commencé à Okinawa.
Ensuite je suis parti travailler en Caroline du Sud, toujours pour l'Armée mais en tant que civil. Là bas je n'ai pas trouvé de dôjô intéressant alors je m'entraînais tout seul six jours sur sept.
Et là j'ai eu une chance inouïe car on m'a proposé un contrat au Japon, pour trois ans."


- kj: "Vous êtes donc reparti?"

- C.W.: "En effet, avec mon épouse et Kyle, notre aîné. Le cadet, Eddie, est né à Tôkyô.
Bien entendu j'ai tout de suite cherché un dôjô, dès la première semaine! C'était alors en 78.
Deuxième chance incroyable, Nagamine, un des Senpai du dôjô s'était installé dans la capitale. Quand j'ai téléphoné à Okinawa ils m'ont suggéré de le contacter. Comme il donnait quelques cours dans un club privé de Shinjuku j'ai débarqué à l'improviste. Nous étions heureux de nous retrouver et j'ai commencé tout de suite avec lui. Et c'était tant mieux car ce que j'avais vu ne me convenait pas du tout. JKA, Wadô, Shito...Tout ça n'avait pas la saveur d'Okinawa pour moi. C'était beaucoup trop militaire dans la forme et il manquait la substance.
Avec Nagamine on avait toujours cet esprit familial si typique des Okinawaïens; même les "vrais" Japonais appréciaient ça."


- kj: "Etes-vous retourné à Okinawa?"

- C.W.: "Absolument. Mon épouse savait que ça me manquait alors elle a proposé de passer les vacances là bas. Nous y avons été six fois en trois ans, deux semaines à chaque fois. Les enfants étaient heureux sur la plage et moi je m'entraînais deux heures par jour.
Lors du dernier séjour, le Sensei m'a fait un grand honneur en m'incluant dans une démonstration devant des officiers supérieurs Américains et Japonais de toutes armes. J'étais le seul étranger. Et la veille du départ j'ai réussi l'examen du shôdan. Que demander de plus...?"


- kj: "Pratiquez-vous toujours?"

- C.W.: "Certainement. D'autant que je suis retraité et j'ai donc le temps.
Je vous ai dit que j'étais un homme chanceux...? Une épouse exceptionnelle, deux garçons qui ont réussi leur vie familiale et professionnelle ainsi que des petits enfants qui font mon bonheur.
Et bien figurez vous qu'il y a mieux...Nous sommes installés dans l'Arizona et j'ai trouvé un dôjô Shorin ryû à 15 minutes en voiture de notre résidence. Du coup j'assiste le professeur qui a étudié à Okinawa alors qu'il était chez les Marines. Le hasard m'a bien servi. Il s'agit de Jamal Holloway. Sérieux et dans l'esprit du karate. Pas vraiment connu mais il s'en moque, un véritable Okinawaïen noir! (Rires de Monsieur Carl Warner). Il est grand mais bouge très bien et comprend le but du karate. Les enfants et les parents l'adorent. Son dôjô est un petit coin de Japon dans le désert de l'Arizona.
Il y a un autre dôjô dans notre communauté mais c'est du style american karate; trop éloigné du Japon à mon goût."


- kj: "Et le Japon?"

- C.W.: "J'y suis retourné une dizaine de fois après ma mutation de trois ans. Toujours pour le travail en fait.
Presque à chaque fois je m'arrangeais pour faire un saut à Okinawa. Aujourd'hui l'ancien dôjô a fermé et le Sensei est décédé.
Ca reste bon d'aller là bas avec tous les souvenirs. Et j'ai pu constater avec grand plaisir que le karate n'a pas changé à Okinawa."


- kj: "Que retenez vous de votre parcours en karate et au Japon?"

- C.W.: "Je pratique maintenant depuis quarante ans, pas assez certes mais suffisamment pour ne pas m'éloigner de ce que j'ai appris. Bien sûr, je ne suis que shôdan après toutes ces années mais c'est mon Sensei qui m'a accordé ce grade alors, à nouveau, que demander de plus?
Le karate m'a appris beaucoup de choses sur la vie et sur moi même. Notre Sensei parlait souvent de sujets divers après les cours, quand nous mangions ensemble. Et il prenait le temps de discuter avec chacun d'entre nous afin de mesurer nos progrès en karate mais aussi sur le plan psychologique.
Le plus important reste peut être le fait de se sentir membre d'une famille, la Shorin ryû. Mais même avec d'autres karateka nous avons des choses à nous dire et à échanger. J'ai suivi des stages avec des gens très différents comme Georges Dillman ou Dan Ivan, par exemple. Ils étaient tous simples, comme à Okinawa; c'est rafraîchissant, vous savez, de fréquenter des gens qui ont compris le message du karate et n'ont rien à prouver.
Maintenant mon souhait est de transmettre un peu de ce que j'ai appris car, au Japon, redonner est essentiel. Ca manque aussi en occident et c'est regrettable."


- kj: "Pas de blessures récurrentes après quatre décennies de pratique?"

- C.W.: "Grâce à Dieu, non. Enfin, bien sûr, à mon âge j'ai les genoux qui craquent et les blessures sont plus longues à réparer. En plus je suis en surpoids mais ma femme est un véritable cordon bleu, c'est de sa faute! (rires de Monsieur Carl Warner) Je ne peux pas manger des sushi tous les jours comme au Japon! Mais au global ça va bien. J'ai été opéré d'un cancer voici une dizaine d'années et j'ai bien récupéré, grâce au karate, j'en suis convaincu.
Je joue au golf deux fois par semaine avec des vieux types de mon âge et ils se plaignent tout le temps d'avoir mal ici ou là. Je leur dis de me regarder et faire du karate; c'est aussi simple que ça.
Le secret est de ne jamais arrêter, comme mon Sensei qui a continué jusqu'à sa disparition à l'âge de 81 ans, en 79 je crois. Il était peu connu, même à Okinawa mais c'était un homme bon et droit. Un de ces Sensei de l'ombre comme on dit au Japon.
Pour ma part, si Dieu me prête vie et santé je continuerai aussi jusqu'au bout. Le karate ne sert pas qu'à détruire. Il est fait avant tout pour son édification personnelle physique et mentale.
Je vais vous confier une anecdote. Je ne me suis battu qu'une fois dans mon propre pays, afin de protéger ma famille de voyous, dans le Connecticut où nous avons vécu quelques temps pour mon travail. Ce jour là je n'ai pas réfléchi, tout est venu instinctivement. Deux types, certainement des drogués, ont essayé de voler notre véhicule alors que nous sortions d'un restaurant. Ils avaient des couteaux et ont menacé mon épouse et nos fils. Ils voulaient voler notre voiture. Je me suis placé entre eux et ma famille. J'étais curieusement calme mais aussi déterminé et je pense qu'il ils l'ont vu dans mon regard. Je n'ai rien dit mais j'ai enlevé ma veste que j'ai enroulée autour d'une main et j'ai attendu. J'avais appris ça à Okinawa pour se protéger; pratiquer c'est être intelligent et rusé.
Ca les a surpris je crois et l'un des deux est parti. L'autre était plus excité et il criait pour que je lance les clefs. Il s'est approché et, là encore sans réfléchir, je lui ai balancé un coup de pied dans la rotule. Je ne lui ai pas fait trop mal mais ça a suffit pour dégonfler son agressivité. Il a vu que j'étais prêt à aller jusqu'au bout. Il est parti d'un coup. Pas de blessé donc et c'est tant mieux. Le karate c'est ça et tout mon entraînement a servi pour ce moment unique."


Tous nos remerciements vont à Monsieur Carl Warner pour sa gentillesse et le temps qu'il a bien voulu nous consacrer.

Les éventuelles erreurs de traductions et/ou d'interprétation sont de la seule responsabilité de karatejapon.
Dernière édition par karatejapon le Sam Jan 21, 2012 11:49 pm, édité 6 fois.
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Message par cardinal » Ven Août 07, 2009 7:20 pm

Merci webmestre, pour ce superbe témoignage d'un pratiquant qui a une "grosse" expérience et qui a l'air très sympa!
Sinon, le livre a l'intérêt "suspect"?????????????? Un titre? :wink:
Pourquoi faire du Karaté ?
"La mission ultime du karaté est de développer les meilleurs traits du caractère humain plutôt que former les êtres humains à affronter ses ennemis physiques"

~Mas Oyama~
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Auucn intérêt en effet

Message par karatejapon » Ven Août 07, 2009 9:04 pm

Ce Monsieur est effectivement très sympathique, simple et connaît beaucoup de choses.

Pour le livre, il s'agit de l'ouvrage d'un fumiste qui prétend prendre ce qu'il y a de mieux au niveau du wushu de Shaolin et du karatedô, pour en faire une savante synthèse de son cru. Ce, grâce à son expérience incomparable, bien entendu. Les premières pages donnent le ton. L'auteur a tout fait, gagné des combats clandestins plus violents que ceux des films de JCVD, invaincu, champion de ci et de çà, Maître de tas d'Ecoles plus redoutables les unes que les autres, reste particulièrement craint des autres pratiquants dans le monde entier, est une arme vivante, etc. Nous n'en dirons pas plus si ce n'est que le livre vient de sortir aux Etats Unis uniquement.
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Message par cardinal » Ven Août 07, 2009 10:15 pm

Merci de ta réponse, encore un de ses pseudos maitre senseï gorou et marabout de son état qui écrit un torchon de plus... 8) 8) 8)
On en connait tous... Cela me rappelle ce très bon sketch de Jim Carrey :
http://www.youtube.com/watch?v=h_vvI26NnwE
Pourquoi faire du Karaté ?
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~Mas Oyama~
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Message par Doppo Orochi » Sam Août 08, 2009 7:03 pm

Merci beaucoup, cher webmestre, pour ce témoignage que j'ai trouvé à la fois instructif et, j'ose le dire, touchant.

La qualité est toujours au rendez-vous sur ce site.

Cordialement.
A la recherche de la Main Vide.
Doppo Orochi
 
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Merci

Message par karatejapon » Lun Août 10, 2009 4:50 am

Merci pour ces compliments.
Nous poursuivons donc sur cette voie afin d'intéresser nos membres et fournir des informations pertinentes, puisées à la source. Tout cela au gré de nos voyages et rencontres, au Japon ou ailleurs.
karatejapon
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Message par efou07 » Lun Août 10, 2009 4:15 pm

Merci karatejapon pour cette interview. J'aurais bien aime connaitre le nom de son sensei, car Kadena etait le lieu de résidence de kyan chotoku sensei et la ville ou il enseignait.
Peut être que son sensei a connu et c'est entraine avecc kyan qui avant la guerre etait le personnage incontournable du shurite.
Produits Japonais en ligne : http://www.epicerie-japonaise.fr/
Forum Karate Okinawa: http://www.karateokinawa.fr
efou07
 
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Message par Hanchindi » Mer Août 26, 2009 6:50 am

Merci pour cette interview, toujours passionante.
C'est mon dernier jour d'entrainement a Okinawa apres trois semaines, mais c'est vraiment cette ambiance que j'y trouve toujours.
Chibariyo!!!
Hanchindi
 
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Localisation : Okinawa

Message par tarek » Jeu Sep 16, 2010 2:21 pm

Superbe article merci.

Osu!
tarek
 
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