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les 26 katas shotokan

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les 26 katas shotokan

Message par abolbarae » Sam Août 08, 2009 1:51 pm

QU'EST-CE QU'UN KATA ?

Au terme d’une analyse qui montre à quel point le kata est une notion complexe, s’il fallait, malgré tout, définir la notion de kata en peu de mots, on pourrait dire que le kata est une structure de l’acte et du rapport à l’autre (entendu au sens le plus large du terme) qui s’inscrit dans un système social stable et hiérarchisé.

Le kata recouvre donc à la fois une pratique et une conception sociale de la vie.

Touchant à la fois aux domaines technique, psychique et social, avec une tendance à la fusion, il est difficile de faire entrer le kata dans les catégories d’analyse habituelles. En analysant la notion de kata, j’ai été amené à utiliser ce terme en un sens peu usuel en japonais. Plutôt que du « kata des guerriers », du « kata de l’art » ou du « kata d’une vie », on parlera en japonais de « voie » (dô).

Cependant, pour éviter ce que cette notion comporte de subjectif et de métaphysique, j’ai choisi le mot kata cas, dans son sens usuel, il recouvre une réalité facile à cerner et que l’extension que je lui ai donné demeure précise.

Plusieurs facteurs permettent de définir la structure du kata :
• Le kata est un acte qui vise l’efficacité.
La pratique du kata se fait par la répétition de gestes tech¬niques codifiés.
La répétition vise à une réalisation parfaite de l’acte et se situe dans une progression vers la perfection.
Cette pratique repose sur une conception de la tech¬nique résumée ainsi : « La technique, c’est l’homme. »
La tension vers le modèle idéal engendre une rigidité en même temps qu’une mobilisation de l’énergie.
Le kata est un moyen privilégié de maintien et de trans¬mission d’une tradition.
• La mobilisation de Vénerie dans le kata se réalise par un processus d’intériorisation et d’identification.
L’image de la perfection devient concrète par l’identifica¬tion à ce que nous avons appelé la figure multiple de « l’autre ».
La mobilisation de l’énergie et l’investissement requis par le kata supposent un échange avec un milieu social où il est accepté et admiré comme forme idéale, au moins de façon implicite.
La réalisation du kata repose sur une forme sociale de rapports à autrui permettant la constitution de la figure d’identification ; rapports stables, hiérarchisés, inclus dans une forte structure de groupe.
La figure de « l’autre » intègre une chaîne complexe d’identifications, qualifiée pour simplifier de figure du maître-adversaire, car c’est à ce niveau que se nouent l’image idéale, les contradictions et les conflits.
La forme technique du kata fournit un support qui permet d’équilibrer cette relation paradoxale où l’énergie lancée vers la figure idéale est renvoyée, inversée comme par un miroir, en forme de persécution.
En art martial, la technique est une technique de mort et la mort est présente dans l’image du maître, éventuellement chargée du poids de tous les adversaires.
Le kata comporte une technique de réorganisation de la perception.
• Historiquement, la structure du kata s’est fixée au sein de l’ordre des guerriers pendant le Sakoku, période de fermeture du Japon à toute influence extérieure.
Le kata a été le mode d’expression et d’action de cette classe dominante, dont il représentait la conception de la vie.
Pour l’ordre des guerriers, la technique était le combat et l’efficacité, la mort. Pendant la période du Sakoku - synonyme de fermeture mais aussi de paix et de stabilité sociale -, par un processus de retournement sur soi qui est celui de la structura¬tion psychique des kata, le combat est devenu art martial et l’affrontement de la mort, la valeur sociale prédominante.
Les kata se sont développés dans une société stable, hiérarchisée, qui favorisait en même temps la délimitation précise d’un champ et la constitution d’une chaîne d’identifi¬cations.
Dans cette société tournée vers la stabilité et la continuité, la forme du kata, en prenant consistance et en se fixant, est devenue un instrument privilégié de formation technique et psychique.
La structure du kata, dans laquelle la classe dominante avait moulé sa vie, s’était, à la fin du Sakoku, étendue à l’ensemble de la société japonaise.


Aujourd’hui, les kata ne sont explicitement conservés que dans le domaine de l’art mais, pendant plusieurs siècles, les guerriers ont produit avec le kata une structure psychique et un rapport à l’acte qui ont survécu au groupe qui leur avait donné naissance.
Dans ses multiples dimensions, le kata a peu à peu imprégné les nouvelles formes de production et contribué, entre autres, à modeler de façon spécifique le rapport du travailleur japonais à son travail. Il agit encore dans de nombreux secteurs de la société, souvent de façon diffuse, difficile à cerner, mais bien présent, lourd d’une tradition de plusieurs siècles.


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Message par cardinal » Sam Août 08, 2009 6:49 pm

Sympa ton cours sur les Katas, abolbarae, mais tu aurais put au moins te présenter dans sujet dédié à ça et de plus je suis aller sur ton site et je n'ai vu aucun lien réciproque de karatéjapon... Donc tu risques de te faire tirer les oreilles par le webmestre :wink: !
Comme disais Gichin Funakoshi : "Le karaté commence et fini par la courtoisie." :wink:
Pourquoi faire du Karaté ?
"La mission ultime du karaté est de développer les meilleurs traits du caractère humain plutôt que former les êtres humains à affronter ses ennemis physiques"

~Mas Oyama~
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Sujet déplacé

Message par karatejapon » Dim Août 09, 2009 4:52 am

Effectivement ce sujet n'est pas posté dans le forum adéquat et se trouve donc déplacé vers le forum "Divers".

Par ailleurs merci de nous accorder la réciprocité des liens.
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Message par Mustafa Jean-Andre » Dim Août 09, 2009 4:58 pm

Pour ma part je pense que les katas ont une clé d’interprétation principalement martiale, et que sans cette clé chacun trouve dans les katas ce que son vécu et son intuition lui laisse entrevoir. Si le Kata a une structure, sa pratique régulière nous structure, nous modèle, si nous n’en possédons pas la clé, à l’image de notre for intérieur.
TOUT EST POSSIBLE A CELUI QUI CROIT!
Site: http://kyokushin-seinan.kazeo.com/
Site: http://s-d-a.kazeo.com/
Mustafa Jean-Andre
 
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Message par efou07 » Lun Août 10, 2009 4:36 pm

Ben moi je dois être idiot car j'ai rien compris a son analyse :oops:

bah l'important ce n'est pas de savoir ce qu'est un kata , c'est d'y trouver ce qu'on y cherche ....
Produits Japonais en ligne : http://www.epicerie-japonaise.fr/
Forum Karate Okinawa: http://www.karateokinawa.fr
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Le ressenti d'abord

Message par karatejapon » Lun Août 10, 2009 9:08 pm

Au Japon, le rapport au kata est bien plus simple et moins théorisé que dans le texte proposé plus haut.
Les pratiquants Nippons ne tombent pas dans le verbeux et l'excès de théorie; l'essentiel reste l'exécution des kata, pas des tentatives d'explication sans fin assorties de spéculations. Certaines de ces dernières présentées dans le texte sont d'ailleurs, selon notre connaissance du Japon et ses Arts Martiaux, largement discutables.

Sans se livrer à une critique stérile et systématique du texte, nous nous permettrons néanmoins de relever certains points auxquels nous n'agréons pas. Cela à l'aune de notre pratique personnelle, au Japon mais aussi en France et ailleurs.

Dire que "la tension vers le modèle idéal engendre une rigidité..." est un non sens pour, par exemple, un enseignant du calibre de Fukuda Isamu Shihan. Nous aurions pu tout aussi bien citer Jacques Legrée Shihan. Pour ces experts, la rigidité dans l'esprit et la technique du pratiquant sont à bannir ou alors nous n'avons rien compris.
Pas de tensions mais des sensations et de la souplesse dans le corps et, surtout, l'esprit.

Parler de "rapport social" et et de rapports "inclus dans une forte structure de groupe" ne correspond pas vraiment au karatedô d'Okinawa. Ni d'ailleurs à l'esprit des Okinawaïens. Ne pas oublier d'où vient le karatedô.
Et même au Japon, que nous connaissons tout de même un peu, ce type de rapport et la notion de groupe ne s'exprimeront pas au travers du kata, même pour des pratiquants chevronnés.
Ce raccourci ne prend pas en compte bien des paramètres de la culture et l'Histoire japonaises.

Quand nous lisons des assertions sur le "Maître-adversaire...l'image idéale, les contradictions et les conflits", cela nous rappelle vaguement les cours de philosophie en classe de terminale.
Là encore inutile, selon nous, de chercher des explications psychologiques à tout, surtout au kata.
Certains Japonais, connaisseurs des cultures occidentales et pratiquants de haut niveau, s'amusent de ces tentatives visant à vouloir expliquer à tout crin ce qui doit être intuitif et appris dans la simplicité.
Idem pour les idées de mort, de persécution, d'image du Maître, etc.

Quant à la tentative d'explication sur le mode de pensée des guerriers et ce qui régissait leurs vie et motivation, tout cela ressemble à une volonté d'apposer des codes occidentaux à ce qu'on ne comprend pas.

Si la fermeture du Japon a entraîné la paix dans le pays, nous n'avons pas du lire les mêmes manuels d'Histoire...

Arrêtons donc là mais tout le reste est aussi sujet à débat.

Nous ne savons pas qui a écrit ce texte; notre nouveau membre? Un éminent chercheur? Quoiqu'il en soit, tout cela ne résiste pas à notre conception du karatedô, basée sur la pratique avant tout et dirigée par des enseignants dont le sérieux et la compétence ne font aucun doute.
Attention à ne pas conceptualiser à outrance et chercher des théories que même les experts Japonais n'évoquent pas car inutiles et souvent fausses voire nuisibles à la pratique. N'oublions pas que c'est cette dernière sur laquelle repose avant tout le kata.

Tout cela étant dit, chacun apprécie et évalue le kata et le karatedô en général selon son ressenti et ses expériences.
Loin de nous l'idée d'imposer un cadre de réflexion mais, nous concernant, ces excès de théorie exprimés par une prose verbeuse (et prétentieuse diront certains), ne correspondent pas à la réalité du karatedô. Ils n'apportent rien car vides de substance.

Bien entendu, il ne s'agit là que de notre avis de modeste pratiquant; à chacun de juger selon son ressenti.
Peut être n'avons nous pas le niveau d'expérience et de conscience requis pour appréhender les choses de cette façon et ne l'aurons sans doute jamais...
Dernière édition par karatejapon le Lun Août 17, 2009 1:39 pm, édité 1 fois.
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Re: Le ressenti d'abord

Message par Doppo Orochi » Mar Août 11, 2009 9:55 am

karatejapon a écrit :Bien entendu, il ne s'agit là que de notre avis de modeste pratiquant; à chacun de juger selon son ressenti.
Peut être n'avons nous pas le niveau d'expérience et de conscience requis pour appréhender les choses de cette façon et ne l'aurons sans doute jamais...


Ca doit être ça :wink:

Content de voir que notre cher webmestre reste fidèle à lui même des qu'il s'agit du "karaté de salon" !

Orochi Doppo, Fan de
A la recherche de la Main Vide.
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Message par Shûgyôsha » Mar Août 11, 2009 6:44 pm

Voilà, j'osais pas trop intervenir sur ce sujet, mais je dois dire que les théorisations métaphysiques que développe notre nouveau venu m'on un peu laissé dubitatif aussi :roll:

Par contre, dans les multiples stages que j'ai eu l'occasion de suivre, en Europe ou Japon, il y eut parfois l'un ou l'autre des senseï japonais qui arrivaient à nous bluffer par leur démonstrativité des applications martiales des kata (bunkaï) très, très loin des show à la "cirque de Pékin" que l'on voit parfois dans les compétitions internationales.

L'un d'entre eux, Koïke senseï, de la JKS (faction Shôtôkan d'Asaï shihan), commençait systématiquement par des exercices de kumite tout en souplesse, en rondeur, avec l'accent mis sur des techniques très "porteuses" en self-défense et combat réaliste (coudes, genoux, clés, coup de pieds aux articulations des genou ou des coudes, retournement, protections doubles des mains contre multiples attaques imprévues, kyushos - points critiques de pression ou de percussion, etc) et de temps à autre, il "figeait" le mouvement qu'il était en train de faire, (ou à la limite, la séquence d'actions en cours) et nous permettait de réaliser soudain qu'il s'agissait d'une séquence d'un kata, ou de la combinaison de deux ou trois mouvements d'un kata, chacun d'entre ces mouvements n'étant pas nécessairement dans la suite chronologique de celui-ci.
Ses bunkaï n'étaient jamais une tentative de coller absolument à la chronologie intégrale des mouvements des kata (même si cela pouvait arriver souvent pour une séquence au sein de ce kata), contrairement aux démontrations affligeantes dont je parle plus haut.

A la fin de son cours "kumite - bunkai - self-défense", il nous faisait alors étudier et entraîner le ou les kata dont il s'était inspiré pour son cours, en nous faisant prendre conscience des connections à établir mentalement pour la réalisation de ce ou ces kata, en tout cas, particulièrement durant ce cours. Il insistait aussi fortement pour que l'on (public de shodan au minimum tout de même) s'investisse personnellement à parfois faire des recherches sur le sens des kata que l'on répète.

Je dois avouer qu'il avait un certain charisme galvanisateur durant ses cours, nous démontrant parfois des choses confinant à l'inexplicable (et je suis pourtant un public très méfiant), et sachant cependant nous coacher pour être capable de réaliser, en partie du moins, certaines de ces aptitudes, toujours en évitant l'écueil "mystique", mais en nous faisant tout de même prendre conscience que le karaté ne pouvait pas se réduire à des simpes aptitudes physiques : d'après ce que je pense humblement avoir compris de ses enseignements, le mental n'est pas seulement la capacité à se dépasser et à vaincre fatigue et douleur, c'est aussi prendre connaissance que nous avons différents niveaux de conscience à explorer, peu importe que ceux-ci s'expliquent aussi par les diverses endomorphines et autres adrénalines que notre organisme produit et gère. Et comme la plupart des rares senseï que l'on peut véritablement appeler "maître", ses cours étaient toujours donnés avec le sourire, dans une atmosphère conviviale, telle que j'en ai vu la description pour les cours donnés à Okinawa.

C'est par ce genre d'étude et d'entraînement réaliste qu'en tant que pratiquant (shôtôkan - SKIF pour ma part - mais je pense que cela doit être pareil pour tous les styles traditionnels sérieux), j'arrive à dépasser le cadre normatif des combats codifiés par des règles d'arbitrage, et de m'extasier devant la magie de l'héritage que nous ont laissés les anciens authentiques maîtres qui ont créé ces kata (parfois avec un codage, un "encryptage" que seul des maîtres authentiques actuels peuvent revendiquer de pouvoir nous aider à en comprendre les clés - il me semble que le kata avait aussi pour vocation d'entraîner des réflexes de mouvements sans que ceux ci ne soient trop explicites pour le premier quidam venu, peut-être espion à la solde d'un ennemi).
A ce titre on peut sans doute dire que certains kata étaient comme une "théatralisation" d'un (ou de plusieurs) combat(s) livrés par le (ou les) créateur(s) dudit kata (un peu comme une chanson de gestes, ou comme une danse africaine mimant une partie de chasse lors d'une fête au coin du feu), et qu'il convient de prendre parfois comme ce qu'il est : un exercice de style, non dénué de sens (caché sans doute parfois, à des degrés divers) et qui s'interprêtera selon des niveaux divers de compréhension en fonction de la chaine de transmission de ce décodage, de disciples en disciples, mais de toute façon toujours orienté principalement vers le combat.
Mais bien sûr, je n'oublie pas non plus, que selon l'école de karaté pratiquée, il y eut pas mal de transfomations et d'altérations de certains kata, et qu'il est parfois vain de vouloir absolument coller une signification à tel ou tel mouvement ou séquence : c'est le désavantage de la transmission purement "orale" des techniques de karaté via le kata uniquement.

Mais finalement, le kata est aussi ce qui fait que le karaté est un "art" martial, plutôt qu'un seul sport de combat.

Voilà, moi aussi je sais y aller de ma logorrhée sur les kata :lol:
Oss !
Shûgyôsha
 
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Message par Michel » Dim Sep 27, 2009 2:49 am

Bonjour,

Juste pour vous signaler que ce texte sur le kata est purement et simplement un copier collé d'un texte de Tokitsu tiré d'un ouvrage intitulé :"les katas" Editions Désiris 2002.

Je trouve la démarche pas très honnète de la part du rédacteur du message, il voulait faire le malin avec les propos d'un autre c'est raté.

Pour ceux qui ne connaissent pas Tokitsu il est Japonais il est arrivé en france à 25 ans c'est un karateka.
C'est tout sauf un pratiquant de salon.
Question culture japonaise il est, il me semble, pas trop mal placer pour en parler.

Je trouve vos réactions sur le fond un peu déplacées et péremptoires.

Bonne pratique et bonne réflexion.

Cordialement

Michel.
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Les avis se valent

Message par karatejapon » Dim Sep 27, 2009 10:40 am

Merci Michel d'avoir confirmé ce que plusieurs membres soupçonnaient. Sur ce site, nous souhaitons effectivement que les sources soient données, ne serait-ce que par honnêteté intellectuelle.

Tokitsu Kenji est connu de la plupart des membres car nous avons parlé, à plusieurs reprises d'ailleurs, de ses écrits; ouvrages et chroniques.

Si, bien entendu, beaucoup de crédit lui est accordé ici, rien n'empêche de ne pas être d'accord avec certaines de ses idées. Le fait d'être connu et d'avoir pignon sur rue n'est pas obligatoirement un gage de vérité en toute chose martiale.
Notre site est fréquenté par des "inconnus" dont certains pratiquent à haut niveau, au Japon notamment. Quand on approche les quatre décennies de pratique sérieuse, on peut - nous avons la faiblesse de le croire - émettre des avis de valeur. Et, de même, ne pas être d'accord avec des personnes dont le niveau n'est pas remis en cause mais dont on ne partage pas toutes les idées.

Libre à toi de juger les réactions de certains membres comme tu le fais. Dis toi simplement que personne ne détient la vérité absolue.

Pour en revenir à Tokitsu Kenji, ses écrits sur le karatedô d'Okinawa sont certes intéressants mais comme le dit Oshiro Zenei - une référence en la matière nous semble-t-il - encore faudrait-il venir régulièrement sur place et pratiquer puis converser avec les plus grands experts.

Sur ce, bonne(s) réflexion(s) à toi. Nous concernant nous poursuivons nos recherches, nos découvertes et, surtout, continuons de pratiquer sans excès de théorisation.

Bienvenue sur le site et merci d'apporter tes idées en tout cas.
Cordialement.
Dernière édition par karatejapon le Dim Sep 27, 2009 12:53 pm, édité 1 fois.
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Message par schillot » Dim Sep 27, 2009 11:36 am

Bonjour
"Sur ce bonne(s) réflexion(s) à toi. Nous concernant nous poursuivons nos recherches, nos découvertes et, surtout, continuons de pratiquer sans excès de théorisation. " :
Il faut un équilibre en toute chose La pratique est indispensable mais quelquefois une théorisation peut amener à une meilleure compréhension de la pratique et son amélioration. Je pense même que parfois, dans certains domaines bien précis, c'est quelquefois a travers une certaine forme de théorisation que l'on découvre une "réponse technique"...ou quelquefois c'est l'inverse, c'est la pratique "transpirante" et "fatiguante" qui va nous ouvrir de nouveaux horizons. Comme le dit souvent "Karaté Japon"...il y a plusieurs vérités, mais la première est de garder l'Esprit ouvert.
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Message par pl » Dim Sep 27, 2009 11:41 am

Shûgyôsha a écrit :
L'un d'entre eux, Koïke senseï, de la JKS (faction Shôtôkan d'Asaï shihan),


J'ignorai que Koike sempai de l'universite Sangyo enseignait pour la JKS


Mais finalement, le kata est aussi ce qui fait que le karaté est un "art" martial, plutôt qu'un seul sport de combat.


Vous avez dit l'essentiel

"kata wa tadashiku, jissen wa bettsu mono" (n'adaptez paz vos katas au combat)

20 kun Funakoshi sensei

Répétez les katas comme on vous les a enseignés.

Os
Karate ni sente nashi
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A ressentir

Message par karatejapon » Dim Sep 27, 2009 12:52 pm

Effectivement, il faut aussi réfléchir et s'interroger. Il est surtout nécessaire de trouver l'adéquation correcte entre pratique et réflexion afin d'avoir un karatedô équilibré.
Après, à chacun de voir cela selon son ressenti, ses besoins et son instinct.
Comme nous entendons souvent dire au Japon: "Sentez les choses..."
karatejapon
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