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Camp d’hiver 2026 寒稽古

Tous les stages de karate au niveau mondial

Des réponses

Message par karatejapon » Jeu Fév 05, 2026 11:36 am

Pour répondre à tes questions, il faut savoir que les enfants peuvent, sans restrictions, porter un T-shirt sous le dôgi mais doivent enlever gants et bonnet éventuels durant les entraînements en extérieur. Les féminines portent, elles aussi, un T-shirt (manches longues autorisées) pour ces cours. Sauf cas particuliers, les hommes ne portent rien sous le dôgi (hormis des sous-vêtements simples) lors des keiko matinaux. Par contre toutes et tous sont en chaussures de sport. Pas de grosses chaussures de randonnée car il faut courir.
Des cas d'hypothermie se produisent mais rarement et sans conséquences graves, que ce soit pour les entraînements en extérieur ou lors du passage sous la cascade. Au delà de ça, effectivement, le froid est toujours mordant et souvent difficile à supporter mais c'est aussi le but. Il faut savoir se dépasser, accepter de souffrir et résister. Le mental prend ici toute son importance et le fait que ce camp d'hiver soit considéré comme étant le plus dur dans le monde des budô au Japon est justifié lors de chaque édition.
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Conclusion - Partie 1

Message par karatejapon » Dim Fév 08, 2026 1:45 pm

En guise de conclusion de ce fil de discussion - que vous pouvez bien entendu continuer à commenter - nous vous proposons plusieurs remarques et constatations ainsi que des suggestions.

Comme nos lecteurs assidus le savent, karatejapon ne donne pas dans le politiquement correct. Alors commençons par quelques sujets qui fâchent.

Ce qui nous a déplu (en dehors du froid...) reste l'attitude de certains participants, nommément ceux de la délégation russe, venue par l'examen de grades.
Malgré le briefing en arrivant au Mitsumine, plusieurs membres n'ont pas respecté les consignes, pourtant claires, énoncées par Akaishi Makoto Shihan et traduites dans leur langue par Artur Hovannessian Shihan. L'usage de l'ascenseur est réservé aux autres clients de l'auberge et à son personnel, comme d'habitude. Seule tolérance pour notre groupe, une blessure rendant les escaliers difficiles (quatre étages dans cet établissement). Pour autant, dès l'arrivée dans le ryôkan, certains Russes ont emprunté l'unique ascenseur et ont poursuivi ainsi durant les trois jours de stage.
De même, la courtoisie au sein du groupe étant un impératif, là encore clairement précisé lors du briefing, toutes et tous doivent se saluer avec un "OSU" dans les couloirs, la salle de bain et partout ailleurs. De manière générale, cette consigne a été bien appliquée sauf, à nouveau, par les Russes. Egalement, ils n'ont témoigné d'aucun respect pour les grades supérieurs aux leurs, à l'inverse des Japonais et des autres étrangers, toujours au niveau des saluts.
Dès le premier soir, deux membres se plaignaient car la nourriture ne leur convenait pas. Il s'agit des deux personnes les plus antipathiques de cette délégation, un Tchétchène et un Daghestanais. Leur mécontentement tirait son origine dans le fait que leur foi musulmane interdit la consommation de viande porcine et qu'il n'acceptaient donc pas d'en voir dans leurs assiettes. Le Shihan Arménien leur a expliqué qu'il n'était pas possible de servir des repas "spéciaux" et qu'au Japon, on fait comme les Japonais. Malgré cette évidence, ces deux personnes ont montré leur mécontentement appuyé, à la limite de l'incorrection pour l'organisation. Qu'on se rassure: le riz blanc et la soupe (sans porc) étaient en libre-service et sans limitations. Personne n'est donc mort de faim et, par ailleurs, tous les repas servis pendant le stage ne contenaient pas du porc.
Pour conclure au niveau des attitudes déplaisantes, il est de coutume, au retour du Mitsumine de tous se regrouper devant le Honbu dôjô. Un salut général est effectué et, ensuite, on remercie individuellement les différents membres de l'encadrement, les personnes avec qui on a partagé la chambre, etc. Une fois de plus, les Russes se sont distingués en restant entre eux, sans saluer qui que ce soit.
Cette situation, pour dommageable qu'elle soit, n'est pas nouvelle. Nul autre que Jacques Legrée Shihan en faisait encore récemment état. Elle a également été relevée par plusieurs participants, Nippons ou venant d'autres pays et dénote par rapport aux valeurs et attitudes prônées par le Kyokushinkaikan.
Si vous participez un jour à un kangeiko, notre suggestion est de s'y rendre avec humilité, l'esprit ouvert, avec une soif d'apprendre et d'y apprécier ce qui vous sera offert en tous domaines.

Afin de ne pas rester sur une note négative, la seconde partie de cette conclusion traitera de tout ce qui fut positif durant ce camp d'hiver et qui surpasse, très largement, les aspects moins sympathiques.
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Re: Camp d’hiver 2026 寒稽古

Message par Sua » Dim Fév 08, 2026 3:45 pm

Super articles . On s’y croirait . Excellent .
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ありがとうございます

Message par karatejapon » Dim Fév 08, 2026 6:24 pm

Merci bien. Content de pouvoir partager à nouveau cette belle expérience du camp d’hiver.

Un dernier article sera mis en ligne prochainement pour conclure ce compte-rendu mais nous répondrons aux éventuels commentaires et questions.
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Conclusion - Partie 2

Message par karatejapon » Mer Fév 11, 2026 1:52 pm

Ce septième camp d'hiver (me concernant) a été un plaisir renouvelé. Certes le froid est difficile à supporter, le stage est physiquement et mentalement exigeant mais reste vraiment enrichissant, que ce soit sur les plans technique ou personnel. Sortir de sa zone de confort, se dépasser, se confronter à des inconnus, tout cela participe à l'intérêt du camp d'hiver. On pourrait y trouver d'autres vertus mais à chacun de forger son opinion, de préférence en y participant.

Voici maintenant plusieurs points saillants qui nous ont particulièrement plu.

Le retour en forme de Yamaki Kenji Shihan.
J'avais déjà eu la chance de participer à l’un de ses cours réservé aux yûdansha (porteurs d'une ceinture noire) au Honbu dôjô mais, il y a deux ans, on le sentait encore affaibli par la maladie. Lors de ce stage, il s'est révélé comme la force de la nature qu'il reste. Sa puissance est évidente. Sa rectitude et sa qualité technique sont exceptionnelles. Son discours est sans détour, clair et fort, bien dans l'esprit prôné par le Kyokushinkaikan. On ne peut que le suivre et essayer de tirer profit au mieux de tout ce qu'il nous montre.

Matsui Shokei Kanchô.
Egal à lui-même, avec une technique d'une finesse exceptionnelle. Généreux dans ses explications, candide, proche de ses deshi. Sa vision est limpide quant à son projet d'une méthode globale et du rôle éducatif que le karatedô doit avoir chez les enfants et les adolescents. Toujours bienveillant et plein d'humour, il est très loin d'être dans une tour d'ivoire comme certains l'imaginent. Suivre son enseignement est une chance rare. Le camp d'hiver serait déjà un must, ne serait-ce que pour son cours magistral en ouverture.

Fukuda Isamu Shihan.
Le Chef Instructeur du Honbu dôjô est toujours aussi fort techniquement. Affable, discret, attentif aux autres, c'est un plaisir que de le voir revenu à un niveau physique élevé après des années difficiles. Moins connu que d'autres membres éminents du Kyokushikaikan, il est une pierre angulaire de l'organisation.

Arata Shôki.
Venu pour passer l'examen du sandan, le vétéran du World Open est non seulement très fort en kumite mais son niveau tactique est élevé (l'un ne va pas sans l'autre soit dit en passant). Nous n'avions jamais été présentés et ce fut chose faite avant le début de la session spéciale du passage de grades. Nous avons ensuite longuement conversé lors de la sayônara party. Très simple, sympathique et sans prétentions, il m'a invité à son dôjô situé au Makuhari Messe, dans la banlieue de Tôkyô. Installé dans les locaux du Gold's Gym, nous espérons vous présenter ce dôjô à l'occasion d'une prochaine visite.

La camaraderie et la solidarité.
Toutes et tous subissent le froid et la fatigue durant le camp d'hiver mais l'énergie du groupe, surtout évidente lors des entraînements matinaux, aide à surpasser cet inconfort. Les différents sous-groupes sont soudés, le soutien est mutuel et tout se déroule dans une bonne ambiance, sérieuse mais sans excès. Les encouragements sont fréquents et les conversations sur les parcours respectifs des uns et des autres enrichissantes. Souffrir ensemble forge des amitiés.

Le lieu.
Le Mitsumine, centre de pèlerinage shintô, conserve une réputation légendaire justifiée. C'est un lieu qui déborde d'énergie, au milieu des montagnes enneigées. La beauté des paysages participe à la magie de l'endroit. Je ne peux en imaginer un autre mieux adapté au camp d'hiver.

Si cette série d'articles vous pousse à franchir le pas, j'en suis ravi. Partager cette expérience unique est un plaisir. Alors rendez-vous est pris pour janvier 2027 qui sera mon huitième camp d'hiver, égalant ainsi le record de participations pour un non Japonais.
OSU
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