par karatejapon » Dim Fév 08, 2026 1:45 pm
En guise de conclusion de ce fil de discussion - que vous pouvez bien entendu continuer à commenter - nous vous proposons plusieurs remarques et constatations ainsi que des suggestions.
Comme nos lecteurs assidus le savent, karatejapon ne donne pas dans le politiquement correct. Alors commençons par quelques sujets qui fâchent.
Ce qui nous a déplu (en dehors du froid...) reste l'attitude de certains participants, nommément ceux de la délégation russe, venue par l'examen de grades.
Malgré le briefing en arrivant au Mitsumine, plusieurs membres n'ont pas respecté les consignes, pourtant claires, énoncées par Akaishi Makoto Shihan et traduites dans leur langue par Artur Hovannessian Shihan. L'usage de l'ascenseur est réservé aux autres clients de l'auberge et à son personnel, comme d'habitude. Seule tolérance pour notre groupe, une blessure rendant les escaliers difficiles (quatre étages dans cet établissement). Pour autant, dès l'arrivée dans le ryôkan, certains Russes ont emprunté l'unique ascenseur et ont poursuivi ainsi durant les trois jours de stage.
De même, la courtoisie au sein du groupe étant un impératif, là encore clairement précisé lors du briefing, toutes et tous doivent se saluer avec un "OSU" dans les couloirs, la salle de bain et partout ailleurs. De manière générale, cette consigne a été bien appliquée sauf, à nouveau, par les Russes. Egalement, ils n'ont témoigné d'aucun respect pour les grades supérieurs aux leurs, à l'inverse des Japonais et des autres étrangers, toujours au niveau des saluts.
Dès le premier soir, deux membres se plaignaient car la nourriture ne leur convenait pas. Il s'agit des deux personnes les plus antipathiques de cette délégation, un Tchétchène et un Daghestanais. Leur mécontentement tirait son origine dans le fait que leur foi musulmane interdit la consommation de viande porcine et qu'il n'acceptaient donc pas d'en voir dans leurs assiettes. Le Shihan Arménien leur a expliqué qu'il n'était pas possible de servir des repas "spéciaux" et qu'au Japon, on fait comme les Japonais. Malgré cette évidence, ces deux personnes ont montré leur mécontentement appuyé, à la limite de l'incorrection pour l'organisation. Qu'on se rassure: le riz blanc et la soupe (sans porc) étaient en libre-service et sans limitations. Personne n'est donc mort de faim et, par ailleurs, tous les repas servis pendant le stage ne contenaient pas du porc.
Pour conclure au niveau des attitudes déplaisantes, il est de coutume, au retour du Mitsumine de tous se regrouper devant le Honbu dôjô. Un salut général est effectué et, ensuite, on remercie individuellement les différents membres de l'encadrement, les personnes avec qui on a partagé la chambre, etc. Une fois de plus, les Russes se sont distingués en restant entre eux, sans saluer qui que ce soit.
Cette situation, pour dommageable qu'elle soit, n'est pas nouvelle. Nul autre que Jacques Legrée Shihan en faisait encore récemment état. Elle a également été relevée par plusieurs participants, Nippons ou venant d'autres pays et dénote par rapport aux valeurs et attitudes prônées par le Kyokushinkaikan.
Si vous participez un jour à un kangeiko, notre suggestion est de s'y rendre avec humilité, l'esprit ouvert, avec une soif d'apprendre et d'y apprécier ce qui vous sera offert en tous domaines.
Afin de ne pas rester sur une note négative, la seconde partie de cette conclusion traitera de tout ce qui fut positif durant ce camp d'hiver et qui surpasse, très largement, les aspects moins sympathiques.