Les dôjô de karatedô situés en Ile de France, installés dans des locaux municipaux, sont fermés à compter d'aujourd'hui et jusqu'à mardi prochain a minima. Cette décision préfectorale est motivée par la vague de chaleur affectant une grande partie de la France. Si nous comprenons les raisons de cette situation, qu'elles soient d'ordre sanitaire ou autres, il est objectivement dommageable que la décision ne soit tombée qu'hier après midi. Un préavis bien trop court, surtout en cette période de passage de grades. Au delà de ça, si la chaleur est effectivement pesante, à titre personnel, je m'entraîne à Tôkyô et Osaka, même en plein été avec des températures comparables et une humidité bien plus importante, de 75% à 90%, ces deux données étant récurrentes et aucunement récentes. Les pratiquants Japonais souffrent comme les autres mais poursuivent l'entraînement. Serait-ce à dire que ceux vivant hors de l'archipel sont incapables d'en faire autant? Seraient-ils plus fragiles physiquement ou mentalement? Par ailleurs, les enseignants sont, selon notre expérience, capables de gérer les effets néfastes de la chaleur et conscients de leurs responsabilités au sein du dôjô.
Nous devons donc nous plier à une décision administrative prise par des personnes ne possédant qu'une vision limitée de la situation réelle. Mes contacts au Japon se disent très surpris de ladite décision et constatent que, chez eux, la fréquentation des dôjô ne baisse pas lors de pics de chaleur. Les Japonais ont l'esprit bûdô chevillé au corps...
